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Week-end de filles dans les Pouilles

#JOUR 1- Arrivée à BARI et découverte d'ALBEROBELLO

 

Arrivées à BARI sans encombre (preuve que Ryanair, ça n'est pas si terrible que ça), on récupère après beaucoup d'attente notre magnifique Tipo break et enfin, le voyage peut commencer !

Pour cette première étape, direction Alberobello, la ville aux 1500 trulli si typique des Pouilles. Petite parenthèse culturelle : les trulli sont des habitations traditionnelles à toit conique originairement destinées à recueillir l'eau de pluie pour approvisionner les citernes.
La plupart des trulli ont aujourd'hui été transformés en boutiques, petits hôtels et restaurants, rendant l'endroit vraiment atypique et charmant.

 

Nous avons justement décidé de dormir dans un trullo, pour vivre pleinement l'expérience. Une superbe adresse où vous pouvez aller les yeux fermés : Trulli paparale.

On tombe sous le charme, dés notre arrivée de ce petit ensemble de trulli situé au sommet d'une colline dans un magnifique jardin fleuri. L'endroit est vraiment beau, super paisible et, cerise sur le gâteau, on a accès à une superbe piscine (partagée avec les autres trulli mais nous concernant on aura la chance de l'avoir pour nous seules !). ça y est, on est vraiment en Italie !
On s'installe dans notre trullo, beaucoup plus spacieux que ce à quoi on s'attendait puis on ne résiste pas à une première baignade, bien rafraîchissante vu la chaleur, mais tellement agréable.

 

On sort pour une première découverte d'Alberobello, dont le centre se trouve à moins de 10 minutes à pied de notre logement. On est surprises (et ravies) du peu de monde dans les rues, ce qui atténue grandement l'impression de tourisme de masse que l'on craignait un peu. Il doit en être tout autrement en juillet-août mais franchement, début juin, il n'y avait pas foule.

Affamées, on s'arrête vite dans un restaurant que j'avais repéré en préparant le week-end : Evo Restaurant, une excellente adresse à la cuisine fine et originale (bien qu'un peu frugale) dans un cadre charmant au calme dans un petit jardin. Il propose un menu dégustation de cinq plats (avec option vin adapté à chaque plat) qui semble valoir la peine, mais ça nous paraît énorme donc on se contentera d'un plat et d'un dessert.
On poursuit par une balade digestive dans Alberobello, à la découverte de ses deux quartiers : quartier de Monti, le plus touristique des deux (mais une fois de plus, rien de rédhibitoire), et le quartier Aia Piccola, plus authentique, où de nombreux trulli sont encore habités.

On déambule, on admire le trullo Sovrano (trullo souverain), le plus grand trullo d'Alberobello, exemple unique et seul trullo à étage, et l'église San Antonio, surnommée aussi l'église des trulli, à ne pas manquer avec son architecture vraiment surprenante.

Pas totalement rassasiées par notre excellent mais léger repas, Trois d'entre nous décident de prendre une glace, petit acte de gourmandise que je vais bien regretter car il me rendra malade et me gâchera une grande partie de la journée du lendemain...


#Jour 2- CISTERNINO-POLIGNANO A MARE

 

Petit-déj au Trulli Paparale avec un mélange du petit panier laissé par notre sympathique hôte et des petites courses faites à la supérette d'à côté.

J'espère que cela me fera passer la violente migraine avec laquelle je me suis levée, mais malheureusement il n'en sera rien...

Je ne me résous pas à rester au gîte et à ne pas découvrir les petits villages alentours avec les filles donc nous voilà parties direction Cisternino, à 40 minutes d'Alberobello.

C'est un autre village classé parmi les plus beaux bourgs des Pouilles et la vieille ville est magnifique avec ses maisons à façades blanches, ses jolis balcons fleuris, ses nombreuses ruelles débouchant sur de belles places.

On s'y balade, fait un peu de shopping (je trouve quand même la force de m'acheter de jolis nus pied) puis mon état empirant, on décide de faire une pause déjeuner.

 

On teste les fameux Fornello Pronto, une expérience à ne pas manquer, surtout dans cette ville dont c'est la spécialité. Il s'agit de boucheries-restaurants où l'on peut savourer d'excellentes viandes grillées préalablement choisies dans la boucherie. Les viandes sont ensuite cuites sur place, on s'installe (petites tables en bois dans une ruelle nous concernant, c'est très sympa), on commande en attendant boissons et accompagnements, et moins d'1/4 d'heure plus tard, on déguste tout ça.
Je n'étais pas vraiment en état d'apprécier mais le peu que j'ai mangé était délicieux et c'était aussi l'avis des filles. En revanche ne vous fiez pas à leurs portions énormes. Trois portions pour cinq nous auraient largement suffi.

Malgré mes espoirs, ce déjeuner ne me remet pas sur pied et on n'a plus d'autre choix que de rentrer à notre gîte. Ma culpabilité vis à vis des filles est atténuée par la présence de la splendide piscine. Je sais qu'elles ne vont pas être trop malheureuses pendant que je dors.

A mon réveil, ça va un peu mieux, du moins suffisamment pour avoir le courage de poursuivre nos visites.

On est un peu déçues de ne pas avoir le temps de visiter deux autres villages que l'on voulait voir, Locorontodo et Ostuni, mais cela fera l'objet d'un autre voyage...

 

N'ayant pas encore vu la mer, on opte plutôt pour Polignano a mare, une ville située sur les falaises dominant la mer. Même si l'arrivée dans la ville laisse sceptique, le centre-ville est tout à fait charmant et le bord de mer vraiment sublime. On y trouve de nombreux bars, boutiques et restaurants. On jette notre dévolu sur un petit bar avec vue sur la plage de Lama Monachile, la petite plage du centre-ville entourées de falaises et de monuments historiques. C'est très beau. La plage étant entièrement à l'ombre, on troquera la baignade pour un apéro... au coca pour moi...
Je reprends vie et ce moment entre copines est bien agréable... 

 

Retour à Alberobello pour dîner. Il est tard et on n'a plus l'embarras du choix au niveau des restaurants (à 23h passées un dimanche soir, il ne faut pas s'étonner...). On dînera donc dans la rue principale, moins charmante que les ruelles, et même si le restau est assez quelconque, les pizzas et les pâtes qu'on se partagera sont assez bonnes, et n'ayant rien dans le ventre depuis le matin, je les apprécie particulièrement !

Petite balade (sans arrêt glace cette fois-ci !!) et retour au Trulli Paparale.


#JOUR 3- MATERA- BARI

 

Je me réveille en pleine forme, bien décidée à profiter à fond de cette journée !

On déguste en guise de petit dej notre montagne de gâteaux italiens achetés la veille dans une boulangerie pour 8€, ce qui nous confirme bien que cette région de l'Italie est nettement moins chère que le reste du pays. On quitte notre petit coin de paradis vers 10h.

 

En route pour MATERA (à environ 1h d'Alberobello), une visite incontournable pour tous ceux qui viennent dans les Pouilles, bien qu'en fait Matera n'appartienne pas aux Pouilles mais à la région de la Basilicate.
Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, c'est une vraie merveille. Le Sassi de Matera, creusé dans le plateau calcaire des Murges, est un témoignage unique en Europe de la civilisation paysanne du paléolithique.

Poignant de par son ampleur et son état de conservation, il abrite de nombreux logements troglodytes et pas moins de 150 églises rupestres.

On se rendra notamment à celle de Madonna delle Virtu qui comporte de nombreuses cavernes, ou encore à San Nicola dei Greci, plus modeste mais riche en fresques du XIIIème siècle.

La découverte de Matera du haut de l'un de ses nombreux belvédères est un vrai choc visuel.

La piazza Pascoli, à côté du palais Lanfranchi, offre un point de vue splendide sur les ruelles du Sasso Caveoso, l'un des trois quartiers de la vieille ville.

Se perdre dans les Sassi, à travers les étroites ruelles et les nombreux escaliers est le meilleur moyen d'explorer la ville. Il fait extrêmement chaud lorsque nous y sommes et nous longeons les murs à la recherche d'un peu d'ombre.

 

Arrive l'heure du déjeuner où pour ne pas perdre trop de temps, on décide de déguster un focaccia (très light vu la chaleur...) qu'on ira acheter dans la petite boulangerie jaune Panifficio Paoluccio (située via del corso) réputée pour faire les meilleurs foccacia de la ville. On ne peut pas vraiment juger vu que ce sont les seuls qu'on goûtera mais c'est très bon !

On déambule encore un peu, puis on reprend notre bolide pour se diriger vers Bari, à 1h15 de route de Matera.


Même si ce n'est sans doute pas à Bari qu'on trouve les plus belles plages de la région, on a eu tellement chaud à Matera qu'une petite baignade s'impose. On se rend à la plage de Torre Quetta (à 4 km de la ville), sur le conseil du guide Vert qui la recommande plutôt que la plage Pane e pomodore (à 2 km du centre-ville et accessible à pied par le lungomare) mais après avoir vu Pane e pomodore sur la route du retour, elle nous a paru plus attrayante ou en tout cas, plus sableuse et plus accessible à la baignade. 

Celle de Torre Quetta est une plage de galets et il est quasi impossible de se baigner de la plage, il faut y aller du ponton avec échelle, ce qui a le mérite de ne pas laisser d'autre choix que de se jeter à l'eau rapidement.

On se baigne, l'eau est étonnamment bonne et ça fait un bien fou... On loue ensuite cinq transats qu'on dispose sur une belle terrasse et on se prend un verre, un super moment.

 

On part ensuite s'installer dans notre Bed & Breakfast, situé juste à côté de la gare centrale.

Il s'agit du B&B Le Suites Di Jo-Central station, une adresse atypique et vraiment chouette proposant d'immenses suites à la déco baroque (la nôtre pour cinq personnes était impressionnante avec deux immenses chambres, un couloir et une salle de bain), un petit-dej tout à fait correct pour l'Italie, et une très belle situation par rapport au centre historique.

On ne s'attendait à rien d'extraordinaire en allant visiter Bari et cela a vraiment été pour nous une belle surprise ! Le centre historique, composé d'un enchevêtrement de ruelles et de magnifiques édifices religieux est vraiment beau. On passe devant le Castello Normanno Svevo, un château normand datant du XIIème siècle, la cathédrale Di San Sabino, la Chiesa Di San Marco del Veneziani et bien sûr la Basilica San Nicola, magnifique, et qui a servi de modèle à de nombreuses autres églises des Pouilles.

La ville est plus animée que ce que l'on a vu ces deux derniers jours mais cela reste encore une fois très raisonnable.

On va prendre un verre puis dîner Via Re Manfredi, une petite rue très sympa et très animée où on trouve de nombreux bars et restaus. Une belle soirée de conclusion à ce super week-end...

On rentre tranquillement à notre palace pour une dernière courte nuit, avant notre vol retour pour Paris le lendemain matin.

Un super week-end riche en découvertes et en amitié, dans une région qui mérite vraiment d'être connue et dans laquelle j'espère bien pouvoir revenir....

 

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